Patricia Bruzac Diététicienne Nutritionniste Psychosomaticienne

Les aliments enrichis en Omega 3

13 novembre 2015

céréales oméga 3

Les promesses santé sont si fortes sur certains produits que l'on peut s'interroger : s'agit-il encore de simples aliments ou déjà de médicaments ?

De cette ambiguïté est né le terme « alicament » qui n'a aucune définition officielle ou juridique…mais décrit bien la perplexité de nombreux consommateurs face à ces aliments pas très bien identifiés !

Au cours des années 2000, le marketing « nutrition santé » s'est fortement développé avec de nombreuses tromperies et arnaques. En 2006, l'Union européenne a adopté un règlement pour limiter ces abus mais son application demeure laborieuse. Que faut-il penser au final des alicaments et autres produits santé ? Voici nos avis et conseils pratiques pour s'y retrouver.

Les aliments enrichis en oméga 3

Difficile quand on fait ses courses de passer à côté des omégas 3. On trouve aujourd'hui des margarines, des huiles, des produits laitiers, des biscuits, des œufs…

Pourquoi une telle mode ?

Les omégas trois sont des acides gras qualifiés d'« essentiels » car notre organisme en a besoin mais n'est pas capable de les produire. Nous devons donc les trouver dans notre alimentation. Or, les scientifiques s'accordent à dire qu'en général nos apports sont insuffisants.

A l'inverse, une autre famille d'acides gras essentiels, les omégas 6, sont souvent présents en trop grande quantité dans nos assiettes. Ce déséquilibre contribuerait à une augmentation du risque cardiovasculaire.

Les aliments enrichis en oméga 3 sont-ils incontournables ?

Nous ne consommons pas assez d'oméga 3 ? Qu'à cela ne tienne, les professionnels de l'agroalimentaire sont sur les rangs pour en ajouter un peu partout dans notre alimentation. Mais est-ce bien utile ?

En fait, l’augmentation des apports en oméga 3, passe avant tout par une alimentation variée et notamment par :

  • une consommation modérée de viandes et de produits laitiers gras (beurre et fromages gras).
  • un choix judicieux de matières grasses pour la cuisine : pour la cuisson, les huiles végétales, en particulier l’huile d’olive, sont préférables au beurre. Pour l'assaisonnement,  les huiles de colza et de soja sont les plus intéressantes.
  • une consommation de poisson au moins deux fois par semaine. Les poissons gras, comme le saumon, le thon, le maquereau, les anchois et les sardines, sont de bonnes sources naturelles d'oméga 3.

Enfin, n'oublions pas que la prévention des maladies cardiovasculaires repose sur un ensemble de comportements et non sur la consommation de quelques « alicaments ». Une activité physique régulière et une alimentation variée sont particulièrement importantes.